Comment la cession des parts sont elle taxée en Espagne?
Patrick Gordinne Perez2024-04-16T05:47:09+00:00La cession d’actions est soumise à une fiscalité qui dépend de la personne qui les cède et de celle qui les reçoit. Nous vous donnons ici tous les détails à connaître.
Fiscalité de la cession de parts sociales
Tout d’abord, la cession d’actions est soumise à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) ou à l’impôt sur les sociétés (IS). Mais pour cela, une condition doit être remplie : le gain doit être une plus-value ; si les actions sont vendues à perte, il n’y a pas de plus-value et donc pas d’impôt à payer.
Rappelons que la cession d’actions est associée aux sociétés anonymes, car dans les coopératives et les sociétés anonymes, les mécanismes et les chiffres sont différents. Nous sommes donc confrontés à une réalité commune aux PME et aux entreprises familiales.
Cependant, l’évaluation de la plus-value doit répondre à des critères objectifs fixés par l’administration. Dans le cas des actions de société, il ne suffit donc pas de se référer à la valeur nominale. Nous recommandons donc l’avis d’un spécialiste.
Le barème d’imposition des cessions d’actions varie en fonction de deux facteurs : la plus-value et le fait qu’elles soient cédées par un particulier ou une société. Voyons ce qu’il en est :
Transfert de participations par des sociétés commerciales
Les sociétés commerciales disposent d’un système simple pour calculer le montant qu’elles doivent payer : il leur suffit de soustraire la valeur de vente de la valeur d’acquisition ; la différence sera ajoutée à la base imposable pour régler l’impôt sur les sociétés. Le processus est donc ici simplifié puisqu’il sera comptabilisé comme un bénéfice.
Cession d'actions de sociétés par des particuliers
La transmission d’actions, lorsque le bénéficiaire est une personne physique, est soumise à l’impôt sur le revenu des personnes physiques. L’idéal, dans la mesure du possible, est de verser un acompte pour le trimestre correspondant ou dans la déclaration d’impôt sur le revenu. Et là, comme pour la base imposable de l’impôt, la progressivité est appliquée en fonction de la plus-value. Ce sont les barèmes :
L’impôt à payer pour les bénéfices inférieurs à 6 000 € est de 19 %. Il s’agit du barème le plus bas, destiné à être appliqué aux petites plus-values.
Lorsque le bénéfice est compris entre 6 000 et 50 000 euros, l’impôt est de 21 %. Cette tranche s’applique lorsque la plus-value est d’une certaine importance.
Enfin, pour les plus-values supérieures à 50 000 euros, le taux est de 23 %. Il faut noter qu’il s’agit d’un plafond, on ne peut pas dépasser ce pourcentage.
Il existe une exception à cette logique : les transferts de participations intrafamiliales. S’il s’agit d’une transmission des parents aux enfants ou aux conjoints, dans certains cas, il y a une exonération de 95 % de la base imposable pour les droits de succession et de donation. En pratique, il n’y aurait pas d’impôt à payer, à condition que la société soit maintenue pendant 10 ans.
Demandez conseil à des spécialistes !
La transmission des actions d’une société est imposée et il est utile de savoir combien vous devez payer ou si vous êtes exonéré. Vous avez des doutes ? Chez Asesoría Orihuela Costa, nous sommes spécialisés dans le conseil fiscal aux particuliers et aux PME, contactez-nous pour en savoir plus !